14.06.2007
TVA pas sociale
La TVA que notre nullité de 1er ministre et notre président bourré veut mettre en place n'a rien de sociale. Il faut tout d'abord savoir ce qu'est cet impot indirect qu'est la TVA.
TVA veut dire "Taxe sur la Valeur Ajoutée". Grosso modo, c'est une taxe représentée par un pourcentage que vous ajoutez au prix des produits que vous achetez dans les commerces. L'entreprise est un collecteur de la TVA. C'est à dire qu'elle ne paye pas la TVA, elle se contente de la faire payer aux consommateurs. Bien sur, quand une entreprise achète un produit à une autre entreprise, elle paye la TVA sur ce qu'elle achète mais de l'autre coté elle déduit cette TVA payée de la TVA qu'elle collecte. Au final, seul le consommateur paye la TVA.
Le théorie défendue par nos pas amis du gouvernement est de baisser les charges patronales des entreprises et d'augmenter la TVA afin d'alléger le coût du travail en France. Cette augmentation serait assez conséquente car elle pourrait être de 5 points. C'est à dire qu'avant, chaque consommateur paye 19,6% de TVA sur les produits qu'elle achète. Demain, il paierait 24,6% de TVA.
Exemple : Si vous achetez une chaise à 100 euros hors taxe, vous payez aujourd'hui 119,60 euros à la caisse. Demain, vous paierez 124,60 euros la même chaise. Je vous conseille d'avoir de l'argent d'avance sur vos compte en banque car ce sera la même chose sur les yahourts, le jambon, les voitures, ... Bref sur tout! Imaginez cette augmentation de la TVA sur le prix de l'essence. Vous criez quand le litre prend quelques centimes d'euros en plus, mais la ça va faire très mal.
Alors, vous allez me dire, mais les entreprises vont baisser leurs prix sachant que leurs charges patronales vont baisser. Eh bien non, car il n'y a aucun rapport entre ce qu'elles payent pour leurs charges patronales et la TVA qu'elle collecte. Et on n'a jamais vu une entreprise baisser ses prix parce que ses charges patronales baissaient.
En allemagne, ils ont fait ce même pari et dans les rayons, les produits ont changés. Au lieu d'avoir 16 petits gateaux dans une boite, vous n'en trouvez plus que 12 pour le même prix. Les contenances ont été revue à la baisse. Ce qui fait que vous devez acheté plus souvent pour vous nourrir. Et du coup, vous payez plus. Eh bien, ce sera exactement la même chose en France.
Vous allez encore me dire, mais cela fera baisser le chomage puisque les entreprises vont produire plus. Eh bien c'est faux! Les entreprises ne produiront pas plus. Donc, elle n'embaucheront pas plus. Elle vont répercuter la hausse de la TVA sur leur prix, c'est tout! L'augmentation de la TVA n'est pas un facteur interressant pour la baisse du chomage.
De plus, chaque salarié, chaque chomeur (en gros tout le monde sauf les entreprises) paye déjà la CSG (Contribution sociale généralisée) et la CRDS (Contribution pour le Remboursement de dette sociale). Si ce ne sont pas déjà des taxes, je veux bien me faire moine. Ces taxes sont en place depuis moultes années et il semble que cela ne suffise pas à résorber les dettes sociales.
Bref, c'est une mesure dangereuse qui va imposer une flambée des prix à la consommation. Cela va de soi. Quand on pense que le pouvoir d'achat est au plus bas, en France, on se pose des questions sur la compétence de ces gouvernants. Si l'on ajoute à cela la franchise sur les soins, le bouclier fiscal qui favorise les gens pétés de fric, l'exonération des droits de succession. Je ne vois pas où cela va améliorer le pouvoir d'achat des français et faire baisser le taux de chomage en France.
Comme prévu, sarko, sa cour, et sa bande de traite, sont des incompétents notoires et vont mettre le pays dans un merdier pas possible pour favoriser leur amis financièrement.
C'est pour cela, que vous qui n'avez pas été voter au premier tour des législatives et qui êtes de sensibilité de gauche, allez voter au second tour car rien n'est encore vraiment joué dans cette élection. Vous avez désavoué le gouvernement villepin et chichi, qui sont des gens qui ont manifestement essayés cette méthode pour saper le moral et les revenus des français. Faites-le encore avec sarko, sa cour et sa bande de traite. Soyez courageux, allez voter!
Si vous n'êtes pas convaincus par ce que je dis, peut être que si quelqu'un d'autre vous le dis, ce sera mieux. Lu dans l'Express :
La proposition de créer une TVA sociale reçoit un assez large soutien de la part d'économistes, d'hommes politiques et de syndicalistes. Il s'agit de financer une partie des dépenses de protection sociale (maladie, retraites…) non plus par des cotisations sociales assises sur les salaires, mais par une hausse des taux de la TVA.
L'avantage de cette substitution serait double: d'une part, alléger la taxation du travail; d'autre part, se protéger contre la concurrence des pays émergents. Or ce mécanisme ne permettrait pas d'atteindre le premier objectif, et n'aurait qu'une efficacité très limitée concernant le second.
La TVA taxe la «valeur ajoutée» (la somme des salaires et des profits). Actuellement, les entreprises financent leurs investissements par leurs profits: ces deux masses sont équivalentes. Comme la TVA ne frappe pas les investissements des entreprises, elle ne touche donc pas les profits. En pratique, cet impôt repose sur la seule masse salariale. Exactement comme les cotisations sociales! Réduire ces dernières pour alourdir la première n'aurait donc aucun effet d'allégement.
Regardons maintenant le côté «protection contre la concurrence des pays émergents». Les cotisations sociales affectent les coûts de production de tous les biens produits dans le pays, la TVA exempte ceux qui sont destinés à l'exportation, mais taxe les importations: on voit donc que l'alourdissement de la TVA augmente le prix des importations. On obtiendrait un résultat similaire avec une dévaluation de la monnaie (exportations moins chères, importations plus onéreuses). Mais la taille de cette dévaluation est ridicule par rapport à l'ampleur du problème. Supposons que le taux de la TVA soit accru de 2 points, les charges sociales diminuées dans une proportion égale, comme le suggère la CDU (parti chrétien-démocrate) en Allemagne. Il y aurait donc une dévaluation de 2% … qui pourrait être très rapidement contrebalancée par le mouvement des monnaies sur les marchés: depuis 2002, l'euro s'est apprécié de 50% par rapport au dollar! Et que vaut cet avantage de 2% quand les coûts salariaux sont 5 fois plus faibles en Europe centrale et 40 fois plus faibles en Chine qu'en Europe occidentale?
Enfin, la mise en place de la TVA sociale peut être dangereuse en cas de réduction des charges patronales (et non salariales): si les entreprises ne répercutent pas cette baisse sur leurs prix de vente, les consommateurs subiront de plein fouet la hausse de la TVA dite «sociale». Ce mécanisme a produit une véritable catastrophe au Japon en 1997."
Lu dans Libération :
09:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TVA, entreprise, consommateur, chomage, charges patronales
14.05.2007
Heures supplémentaires défiscalisées : quels risques ?
Article lu dans AgoraVox. Voila 2 bonnes raisons pour ne pas faire ce que sarko dit. Qu'en pensez-vous?
Avec sa mesure sur les heures supplémentaires défiscalisées le futur gouvernement risque d'être confronté à plusieurs écueils de taille. D'une part, favoriser l'emploi dans les pays étrangers et d'autre part, déclencher une baisse de la production en France, avec toutes ses conséquences négatives sur l'emploi et les revenus. Exactement l'effet contraire à celui recherché !
Mais tout d'abord, il convient de dire que ce n'est pas la loi qui crée les heures supplémentaires. Pour une entreprise, les heures supplémentaires n'ont rien d'un phénomène de génération spontanée comme le laisse croire depuis quelques mois le projet du Président Sarkozy.
En effet, c'est l'augmentation de la demande, c'est-à-dire la croissance, anticipée ou non, du chiffre d'affaires des entreprises qui crée un besoin d'heures supplémentaires. Et, surtout pas l'inverse ! Pas non plus, naturellement, la volonté du salarié de travailler en heures sup sans l'accord express de son entreprise.
Le modèle du Président nouvellement élu, s'inspire, on le sait, d'un modèle libéral. Celui-ci énonce en l'espèce que :
Production = Revenu
Dans cette équation, il est supposé que l'équilibre "production-revenu" est réalisé a priori et que les revenus vont développer la production et donc l'emploi. En fait, ce modèle libéral édicté par Adam Smith au 18ème siècle - c'est quand même assez loin - est purement théorique. Dans la réalité économique, si l'équilibre est réalisé, celui-ci l'est a postériori et non surtout pas a priori !
Le futur gouvernement a établi ses prévisions sur le fait que les nouveaux revenus créés par les heures supplémentaires vont engendrer une croissance de la production et alimenter ainsi le triptyque vertueux "revenu-production-emploi". Cela suppose au moins deux choses; que les nouveaux revenus ne soient pas épargnés et surtout que ces revenus aillent alimenter la demande de consommation de produits fabriqués par les industries implantées sur notre territoire. Dans le cas contraire, cela serait catastrophique. Les deux risques suivants sont explicites :
1er risque
C'est celui de voir ce surcroît de revenus favoriser non pas les productions françaises mais celles importées de pays étrangers, car utilisé pour acheter des produits fabriqués à l'extérieur du territoire tels que : les écrans plats, les chaîne hi-fi, les équipements vidéos, les téléphones portables et autres vêtements et chaussures de basse et de moyenne gamme. Sans parler d'achats de voitures à bas prix fabriquées dans les pays de l'Est européen. Dans ce cas, l'argent du contribuable - par cadeau fiscal interposé fait aux salariés comme aux entreprises - serait utilisé pour favoriser la croissance de l'emploi dans d'autres pays. C'est sûrement bien pour eux, notamment pour les nouveaux pays de l'Union européenne, mais catastrophique pour l'économie de la France et tout à fait contraire à l'effet, sincèrement recherché, par le Président de la République !
2ème risque
Toujours à supposer que les revenus des nouvelles heures supplémentaires soient fournis sans qu'il y ait au préalable une demande, c'est-à-dire une réelle augmentation du chiffre d'affaires des entreprises françaises, le deuxième risque encouru est d'affaiblir notre croissance. En effet, quand une entreprise demande à ses collaborateurs de travailler en heures supplémentaires c'est qu'elle va, de façon mécanique, mettre plus de produits sur le marché. Hors, si ses produits ne sont pas achetés, car le consommateur porte sa demande plutôt sur des produits importés, l'entreprise va réagir de deux façons : soit baisser sa production et écouler ses stocks, soit diminuer ses prix. Dans les deux cas, il y a un risque probable de réajustement plus ou moins brutal de la masse salariale. Voire de licenciements !
Par ailleurs, dans les risques énumérés ci-dessus, nous n'avons pas non plus tenu compte que l'Etat serait aussi perdant en termes de rentrées fiscales puisque que ces fameuses heures supplémentaires seront exonérées tant pour l'entreprise que pour le salarié. Nous n'avons pas non plus évoqué le fait qu'une entreprise aura désormais intérêt à remplacer toute augmentation de salaire par une enveloppe d'heures supplémentaires, totalement défiscalisées.
Voilà peut-être une nouvelle niche fiscale qui apparaît. Favorable tant aux entreprises qu'aux salariés, mais dont les effets sur la croissance et la création d'emplois risquent d'être déplorables.
Le projet du Président doit donc être rapidement repensé sous peine d'un éventuel échec. Confronté à la réalité de gouverner, il n'est pas impensable de revenir sur une mesure prise en période d'élection. Période durant laquelle les électrices et les électeurs veulent entendre des promesses, tout en sachant quelles ne doivent pas obligatoirement être mises en œuvre ... comme le passé l'a toujours démontré.
Et puis il y a cette grande question que j'ajouterai à cela. C'est qu'une entreprise, pour donner des heures supplémentaires, doit pouvoir avoir le travail en face. Or, je n'ai pas souvenir que l'emploi soit au mieux en France.
Exemple : EADS en perte nette au 1er trimestre, plombé par la restructuration d'Airbus. Ca va être dur de distribuer des heures supplémentaires.
18:45 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Heures supplémentaires, Sarko, Conséquences
30.12.2006
Après les rafales, voici les sous-marins
"La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a confirmé, vendredi dans un communiqué, la commande de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) Barracuda par la Délégation générale pour l'armement (DGA) pour un montant de 7,9 milliards d'euros et livrables de 2016 à 2027.
Ce programme "conforte le statut de grande puissance navale de la France" et "permettra de renouveler la totalité de la flotte de sous-marins nucléaires d'attaque, composante clé de l'outil de défense" de la France, souligne le ministère de la Défense dans son communiqué."
Après les somptueuses dépenses pour l'achat de près de 290 rafales à l'ami de toujours Dassault pour un montant de plus de 26 milliards d'euros, voici la commande de 6 sous-marins nucléaire d'attaque (SNA).
Les emplois crées pour les rafales sont minimes (Monsieur Dassault le dit lui-même). Les emplois crées pour les 6 sous-marins seront certainements du même ordre car ils devront plutôt servir à maintenir des emplois. C'est une chose connue par moi car j'ai travaillé pour le SNLE "Le Triomphant" qui est un sous-marin ô combien plus important en taille qu'un sous-marin d'attaque (SNA) et je connais bien la politique d'embauche sur ces constructions navales. Donc, ne nous voilons pas la face, ce type de projet ne créé pas d'emplois (en tous les cas, pas suffisamment) mais vise à protéger des emplois existants. On peut se féliciter de cela. Mais à quel prix?
Alors, que des gens (certes pas beaux et pas très intelligents à vos yeux) vivent sous des tentes ou sous des ponts en plein Paris. Qu'une nouvelle tour va être construite à la défense (dont on ne sait strictement pas à quoi elle va servir d'ailleurs. Qui peux me le dire?). Alors qu'1 million d'enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté en France et que la classe politique bien pensante juge utile de laisser dans la merde. Alors, qu'au moins 5 millions de personnes qui sont dans la capacité de travailler, n'ont pas de travail parce que la discrimination (positive ou pas) fait rage au sein des entreprises françaises.
Une ministre de la défense (MAM) choisit de lancer la construction de 6 sous-marins d'attaque (SNA) à plus d'1 milliard d'euros chacun. On ne nage plus dans le surréalisme, on navigue dans le fantastique.
La fin de cette année 2006 est absolument abracadabrantesque. On peut dire que la fracture sociale s'accentue clairement. On peut dire que cette droite au pouvoir divise les français au lieu de les rassembler. Mais c'est bien connu, il faut diviser pour mieux régner.
Qu'est ce qui va nous tomber sur le coin de la gueule en 2007? Parce qu'en ce moment, c'est difficile de survivre. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte. Mais pour de plus en plus de gens, il est difficile de survivre.
Je vous souhaite quand même une bonne bouffe au réveillon du jour de l'an avec des huitres, un chapon bien gras avec une farce aux marrons et des pommes de terres sautées. Mettez-vous en plein la panse. Et pensez à ceux qui crévent dehors, dans le froid. Et je ne vous souhaite pas d'être à leur place... ;)
Moi, je ne fais pas de réveillon car j'ai envie de vomir en constatant cela.
11:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Fin 2006, MAM, Sous-marins, Barracuda
08.12.2006
L'emploi, l'emploi, toujours l'emploi
Ils devraient toujours avoir ces mots la à la bouche depuis bien longtemps. Mais au lieu de cela, ils rêvassent à leur ascension sociale. Ceux particulièrement dont je parle sont ces politiciens qui sont actuellement en place au gouvernement français.
Entre Villepin qui promet à tour de bras des stages aux jeunes qui ne permettent pas à ceux-ci de se lancer dans la vie active, qui a essayé de les entourlouper avec son CPE. Et Sarko qui fout dehors les soi-disant clandestins car ce sont ceux-la qui nous bouffent notre travail et nos allocations familliales. Et MAM qui dépense tout ce qu'elle peut pour se faire des colliers de Rafales de chez Dassault mais qui ne sait pas comment faire pour desosser le Clémenceau sans porter atteinte à la vie d'un paquet de gens qui vont se prendre 1 kilo d'amiante dans les poumons. Voila Larcher, le ministre délégué à l'Emploi qui déplore un "tassement des salaires des classes moyennes". Je crois qu'il n'y a pas de limites à la démagogie dans ce gouvernement.
En effet, quand je lis ce genre de remarques, plusieurs questions me viennent à l'esprit.
1- Pourquoi en parler maintenant?
2- Et la France d'en bas, elle vit comment si le pouvoir d'achat des classes moyennes se dégrade tant que ça?
A la première question, je répondrai que la droite est tombée sur la tête car depuis quand la classe moyenne interresse la droite française? Depuis 5 minutes et parce que les élections présidentielles sont pour bientôt. C'est lamentable et c'est une honte d'agir de cette façon envers les français.
A la deuxième question, je répondrais que la France d'en bas ne vit pas, elle crève. C'est le seul droit que ce gouvernement lui donne (un peu comme les Talibans avec les femmes). Il y a quelques jours, un homme, vivant dans la rue du coté des Champs-Elysés est mort. Cet homme avait un travail mais n'était pas dans la possibilité de se loger alors il était sdf. Ca, ça ne va pas!
Il vaudrait mieux ne pas s'acheter 2 rafales à 89 millions d'euros chacun et aider les sdf à se loger. Vous croyez pas? Et ce Larcher vient nous causer des valeurs républicaines qui seraient en danger. Mais cet homme (Larcher) sème la révolte dans le pays.
L'article pris sur Yahoo Actualités!
PARIS (AFP) - Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, a déploré vendredi un "tassement des grilles de salaires" opéré aux dépens des classes moyennes, affirmant que cela devrait être "un des sujets" de la conférence sur l'Emploi et les revenus du 14 décembre.
"Les classes moyennes sont les premières à souffrir d'une baisse du pouvoir d'achat", a expliqué M. Larcher lors d'un discours ouvrant la dernière journée du Congrès de la confédération de l'encadrement CFE-CGC, à la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
"Il y a un tassement des grilles de salaires" aux dépens des classes moyennes, qui se sentent victimes d'un "déclassement", a-t-il souligné.
"Nous devrons mettre tous nos efforts pour examiner l'ensemble des grilles de salaires et cela devra être un des sujets" de la Conférence sur l'emploi et les revenus, a-t-il ajouté.
"Si on ne répond pas aux attentes de l'encadrement, et notamment de l'encadrement moyen, si nous ne rétablissons pas la promesse de promotion sociale, c'est notre modèle de valeur républicaine qui sera en danger", a-t-il estimé.
16:12 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Emploi, Travail, Larcher
22.09.2006
Le chômage, il baisse?
Je peux vous dire pour être sur le terrain à discuter avec les chefs d'entreprises (de petites entreprises, ce sont pas des gens qui se prennent pour des grands patrons) que le chômage ne baisse pas. Les petites entreprises arrivent, en ce moment, au bout de leurs réserves et ne sont pas en train de se demander si elles vont embaucher.
Ce gouvernement véhiculent des fausses informations et de fausses idées pour se faire bien voir.
L'autre jour, j'entends un reportage sur les nouvelles pratiques pour trouver du travail aux chômeurs. Et la solution, grosso modo était de payer une entreprise privée (agence d'interim de luxe) 4 fois plus cher (environ 3000 euros par chômeur) pour lui trouver du boulot. Mais pourquoi pas donner cet argent à l'ANPE pour qu'il fasse leur boulot avec un peu plus de conviction?
Il y a parfois des circuits de pensée de nos 'pas chers' énarques que je ne comprends pas.
D'autre part, rappelez-vous, il y a quelques mois, ce fleuron de l'industrie aéronautique européenne qu'est l'A380. Mis à part que c'est un très bel avion, nos chers politiciens en responsabilité préconisaient à la France entière de travailler pour des entreprises comme EADS. Ca fait bien de travailler dans le High Tech. Moi, j'en viens du High Tech et je peux vous dire que c'est pas terrible. Eh bien aujourd'hui, l'A380 a 6 mois supplémentaires de retard par rapport au retard précédent constaté lors de l'affaire de son dirigeant véreux. Comme quoi, il faut savoir regarder à deux fois avant de se lancer tête baissée dans de fausses certitudes. En tous les cas, je crois qu'il va falloir virer dans pas longtemps une pelleté de salarié car EADS ne pourra plus payer. Le chômage ne va pas baisser de si tôt, il me semble...
09:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Chômage, Fausses idées, Fausses informations
14.06.2006
C'est pour quand la fin de l'humanité?
Extrait d'un article de Yahoo :
Les prix de détail ont augmenté de 0,4 % en France en mai et de 2,1% sur les douze derniers mois, selon des données publiées par l'Institut national de la statistique (Insee).
L'indice des prix IPCH (qui permet une comparaison au niveau européen) a également progressé de 0,4% en mai et de 2,4% sur un an.
Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une hausse de 0,2% de l'indice IPCH en mai, correspondant à une inflation sur un an de 2,2%.
Les salaires n'ont pas été augmentés de 0,4% en mai! La France subit une inflation des prix. Ca dégrade la relation entre les Français et leurs besoins.
Pourquoi une inflation de la sorte? Parce que le pétrole à augmenté considérablement? Cela se répercute sur l'ensemble des produits de consommation courante.
On paye doublement en quelque sorte. Puisque nous devons faire des économies sur l'eau, le pétrole, le PQ, etc... Et les américains (ah ceux-la, ils nous les brisent menu), il font la guerre à la moitié de l'humanité, ils continuent de consommer à outrance l'eau, le pétrole, ... sans vergogne.
Vous savez, ça va nous mettre droit dans le mur. Finalement, la fin de l'humanité ne viendra peut être pas de l'usage du nucléaire mais plutôt de la betise humaine.
15:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Hausse, Prix, Inflation, Economie
Seule l'incompétence de Breton donne une idée de l'infini
Extrait d'un article du Monde :
66,6 % DU PIB
Fin 2005, la dette publique française était de 1 138 milliards d'euros et représentait 66,6 % du produit intérieur brut (PIB), ce qui marquait une hausse de deux points du taux d'endettement par rapport au PIB en un an.
Thierry Breton a rappelé que le premier ministre, Dominique de Villepin, avait fixé pour objectif le retour de cette dette sous le seuil de 60 % du PIB en 2010. "Le gouvernement a décidé de s'attaquer au problème de la dette de la France", a-t-il dit. "Dans les cinq ans qui viennent, nous allons revenir sous la barre des 60 %." A plus court terme, à l'horizon de fin 2006, l'objectif est de ramener à 64,6 % du PIB l'endettement public. "On tiendra l'objectif de moins 2 % d'endettement de la France", en 2006, a assuré le ministre sur Europe 1.
Lundi, le gouvernement a annoncé lundi qu'il prévoyait de supprimer 15 000 postes de fonctionnaires dans le budget 2007, soit en année pleine une économie de 500 à 600 millions d'euros. Il faut "préparer notre pays au désendettement", a déclaré Thierry Breton à la radio en voulant "ramener la France dans les normes, dans les clous", c'est-à-dire un déficit sous la barre des 3 % du PIB voulus par le pacte de stabilité européen."Depuis vingt-cinq ans, nous sommes allés trop loin", a estimé le ministre des finances.
On m'avait dit que seul la betise donnait une idée de l'infini mais je vais rajouter aussi l'incompétence. Seule l'incompétence de Breton donne une idée de l'infini.
Tant de mensonges en si peu de place. Il faut lire! Je n'ai pas grand chose à rajouter à part que je suis furieux après ce gouvernement et en particulier après Breton que, je vous le rappelle, je connais bien puisque nous avons été chez France Telecom en même temps...
15:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Breton, Economie, PIB, Fonctionnaires, Dette Publique, Budget
23.05.2006
L'endettement, est-ce bien ou pas bien?
"Le taux d'endettement des ménages français a atteint un record historique en 2005 sous l'effet d'une poursuite de la hausse des prêts à l'habitat alors que la détention d'actifs financiers a continué de croître, selon les comptes financiers de la Nation publiés par la Banque de France.
"Le flux net des crédits - crédits nouveaux moins remboursements - s'élève à 69,5 milliards d'euros après 51,8 milliards en 2004" écrit la BdF dans une note de présentation.
En 2005, la croissance de l'endettement des ménages s'est ainsi accélérée pour atteindre 10,5% après 9,9% en 2004.
Le taux d'endettement des ménages qui rapporte leur dette à leur revenu disponible brut a atteint 64% l'année dernière, le "niveau le plus élevé jamais observé en France", relève la BdF.
La ratio dette sur épargne brute, à 434,8%, dépasse, "largement son niveau de la fin des années quatre-vingt, période caractérisée, elle aussi, par le dynamisme des prêts à l'habitat et une envolée des prix immobiliers" poursuit la BdF.
Les nouveaux crédits ont concerné essentiellement le logement, les crédits à court terme ne représentant que 4,5% de la dette des ménages et leur flux net s'inscrivant en repli par rapport à 2004."
Je peux vous dire qu'il n'y a pas de quoi se réjouir d'une telle nouvelle. C'est même sérieusement inquiétant. L'information peut vous paraître anodine mais elle ne l'est pas. Les américains, en 1929, vivaient sous la perfusion des crédits lorsqu'il y a eu le jeudi noir. Nos bourses ne se portent pas bien et régulièrement cherchent à se relever de coups de massue. Si on intègre en plus la future pénurie de pétrole qui empêchera les gens de se déplacer, l'avenir n'est pas rose.
Pour se permettre de vivre sous la perfusion des crédits, il faut être riche. Un pauvre qui prend un crédit est un surendetté.
Les crédits pris sont de longues durées. Sachant que tous, en grande majorité, nous pouvons nous retrouver au chômage au moins une fois dans sa vie professionnelle. Que vont devenir ces prêts? Je ne voudrais pas être à la place de ces gens qui vont souffrir. Mais voila le type de risque qui est pris par les emprunteurs.
Au passage, je tiens à vous signaler que les banques prêtent aux particuliers des sommes considérables sur des durées incroyables alors que pour les petites entreprises, les banques ne prêtent pas. Petit paradoxe de l'économie un peu génant tout de même.
Bref, si vous voulez un petit conseil, ne vous endettez pas outre mesure comme beaucoup de banquiers le souhaitent. Sachez que le banquier est content quand vous payez des aggios. C'est avec ça qu'il fait de grands bénéfices.
18:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11.05.2006
Le fric, le fric, vous n'avez que ça à la bouche
Le fric, tous parlent de ça. Je sais que l'argent est nécessaire pour vivre mais on pourrait pas arrêter un peu d'en parler?
Quand on va quelque part, on demande : "Ca coûte combien, ça?". Quand on fait un cadeau à quelqu'un, celui a qui on donne nous demande souvent : "Tu as acheté ça à quel prix?" ou "Ou l'a tu acheté?". Il y a même une émission sur ce phénomène, "Combien ça coûte?".
Ca suffit! Cette dictature de l'argent est très pesante. Cette dictature nous entraîne bien évidemment dans la vitesse, l'accélération de tout. Il faut faire son travail de plus en plus vite. Il faut réfléchir plus vite. Il faut être le premier pour gagner. Gagner quoi? Plus d'argent encore? On se rend malade. De nouvelles maladies apparaissent. Le stress qui entraîne des dépressions, etc... Le temps c'est de l'argent. Le temps est une notion philosophique très intéressante et il est galvaudé par l'économie, temple de l'argent. Un patron d'entreprise ne pense plus qu'à ça. Vendre à tout prix pour payer les salaires. Le matin, je vois mon facteur qui fait sa tournée en courant. Vous trouvez ça normal? Bref, la culture du fric est un cercle vicieux duquel il est plutôt difficile de sortir. C'est un peu comme un alcoolique qui ne se rend pas compte qu'il l'est.
Pourquoi ne pas prendre le temps de réfléchir. Prendre le temps de vivre, de respirer. Prendre le temps de profiter de sa famille. Jouer avec ses enfants. Prendre le temps de dormir. Ah! Quel bonheur!
Finalement, pour retrouver une vie normale dans ce monde mondialisé, il faudrait commencer par se désintoxiquer du fric. L'avenir et la sauvegarde du genre humain ne se trouve pas dans l'économie, l'argent. Il faudrait arrêter de s'entretuer sur la terre, apprendre à coloniser d'autres mondes pour gérer le surplus d'être humain sur la terre, apprendre à avoir un comportement responsable et respectueux envers les autres humains. Voici la clé de la réussite. Pourquoi l'homme ne veut pas la prendre?
10:50 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21.04.2006
Pas merci à Bercy, nous sommes farcis
Bientôt, nous vivrons, en France, figés sans pouvoir nous déplacer pour aller au boulot, ou aller faire nos courses, ou je ne sais quoi...
Il faudrait que Bercy arrête de donner de mauvais conseils sur la bonne façon de dépenser son argent. Ce qu'il a fait tout aujourd'hui sur BFMTV. C'est la seule ignominie que Bercy a trouvé comme mesure contre la flambée du baril de pétrole.
Nous vivons actuellement, avec l'augmentation en flèche du baril de pétrole, un évènement sans précédent. Le prix des billets de trains sont exorbitants (alors qu'il y a une dizaine d'années, il valait mieux prendre le train que sa voiture pour se déplacer), le prix des billets d'avions deviennent inabordables (pour changer de pays, c'est utile, quand même l'avion) et maintenant l'essence que nous mettons dans notre voiture est hors de prix.
De plus, nos experts (imbéciles) viennent nous dire que ce n'est pas suffisant, qu'il faut augmenter le prix de l'essence et le multiplier par 3, ou 4 pour que les français n'utilisent plus leurs voitures ou ne se chauffent plus.
Je ne vous parle pas des conséquences de la hausse du pétrole sur les prix des produits de consommation courante comme vos yahourts, votre pain, le riz, les légumes, etc... étant donné que tous les produits que vous consommez sont transportés soit par trains, soit par camions, soit pas avions, soit par bateaux. Les conséquences seront en cascades. Tout d'un coup, le coût de la vie vient de prendre du plomb dans l'aile et votre pouvoir d'achat vient de sérieusement baisser. Pourquoi? Parce que les salaires n'augmentent pas en contrepartie.
Vous pensez que nous irons jusqu'où dans la bettise? Allons nous persister à utiliser le pétrole pour nos voitures, nos avions, notre chauffage, etc..?
Pourquoi dans ce pays qui est le notre ne favorisons pas les énergies renouvelables? Pourquoi la recherche n'est pas axée sur ce domaine?
Le gouvernement ne fait rien dans ce sens et nous courrons à la guerre civile. En 4 mois, nous avons 2 coups de semonce et les politiques n'ont pas compris.
18:50 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note























































